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Les Dix Sept
Marches
Filmographie
générale :
SHERLOCK HOLMES ET LE COLLIER DE LA MORT , de Terence Fisher
(autres titres : Sherlock Holmes und das halsband des todes - The deadly necklace - The Valley of Fear, titre de préproduction)
(Présenté par Monsieur Isadora Persano, alias Marc Derbesse)
En 1962, Terence Fisher met en scène le second Sherlock Holmes de l'époque moderne, "Sherlock Holmes et le collier de la mort", revenant au noir et blanc. Il ne s'agit pas là, on serait tenté de dire malheureusement, d'un produit Hammer mais d'une co-production entre l'Allemagne la France et l'Italie.
Ce film ne mérite pas les sévères critiques qu'il essuie régulièrement et gagnerait à être mieux connu. Cependant, on n'y retrouve jamais la "griffe" qui marque la plupart des autres films du réalisateur britannique. Fisher sans ses collaborateurs habituels n'est peut-être pas vraiment lui-même.
Si la mise en scène est fade, le scénario, est heureusement excellent de bout en bout, faisant se succéder les péripéties les plus diverses. On pense parfois aux romans d'Edgar Wallace. Signé de l'auteur de polars Curt Siodmak, il reprend l'intrigue de l'enquête menée par Holmes et Watson dans "La vallée de la peur" oubliant la peu intéressante seconde partie du roman dont nos héros sont absents. Il rajoute une introduction et une longue conclusion, le tout présentant une belle empoignade entre Holmes et Moriarty dont l'enjeu est la possession du fabuleux collier de Cléopâtre.
Le professeur est curieusement devenu ici égyptologue mais il toujours aussi démoniaque. Le tout se déroule au début des années trente et n'est pas sans rappeler le climat de la série Universal, ce qui n'est pas un mince éloge.
Toutefois, si le salon de Baker Street est superbement reconstitué, il n'en est pas de même des quais et des rues de Londres, qui font plutôt penser à quelque port d'Europe du Nord. Quant à la musique, elle est assez faible et on peut regretter les violons frénétiques de James Bernard...
L'interprétation par contre, est des plus satisfaisantes. Christopher Lee devient Sherlock Holmes ; sa haute stature et son visage émacié font merveille. On peut regretter cependant la ridicule cape à gros carreaux dont il est affublé ! Thorley Walters autre grand habitué de la Hammer est Watson (il retrouvera le rôle pour la parodie de Gene Wilder "Le frère le plus futé de Sherlock Holmes"), gaffeur et perpétuellement ébahi devant les prouesses de son ami, assez proche de la vision du personnage qu'en offrait Nigel Bruce. C'est un allemand, Hans Söhnker qui campe un Moriarty inquiétant et arrogant et son compatriote Hans Nielsen est l'inspecteur de service, Cooper.
C'est donc, même s'il ne s'agit pas d'un chef-d'oeuvre impérissable, un bon "Sherlock Holmes" et un agréable spectacle que Fisher signe ici, travail de commande certes mais loin d'être bâclé qui ne mérite pas le mépris dans lequel il est tenu. Notons que, sinous autres francophones avons bénéficié d'une version correctement doublée, nos amis britanniques, eux, ont dû subir de médiocres comédiens américains doublant Christopher Lee et ThorleyWalters !
Isadora Persano, alias Marc Derbesse
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