Harry Dickson, the american Sherlock Holmes
La genèse de Harry Dickson
Au début des années 30, une nouvelle série de traductions apparaît, d'abord en néerlandais puis en français. L'adaptation française, qui devait être initialement une simple traduction des textes hollandais, est confiée par Hip Jansens, un éditeur gantois, à un jeune journaliste et écrivain : Jean Ray.
Très
rapidement celui ci est dégoûté par la platitude des
récits dont il a la charge. Il commence à améliorer
ces exécrables pastiches, avant de les écarter carrément.
Jean Ray s'inspire alors des couvertures dessinées 20 ans plus tôt
par Alfred Roloff et, sans même ouvrir les textes originaux,
il réinvente totalement les aventures. Le héros, que Conan
Doyle et ses héritiers refusaient de voir nommer Sherlock Holmes,
devient "Harry Dickson", nom à peine déformé
de "Harry Taxon", le jeune collaborateur du Holmes des récits
allemands.
Au total, ce sont 178 aventures originales qui naîtront de la plume inventive de Jean Ray.
C'est ainsi que Harry Dickson, le "Sherlock Holmes
américain", habite Londres, à Baker Street, fume la pipe, est
toujours accompagné de son inséparable compagnon...
Si les récits de "l'illustre gantois" n'ont que peu à voir avec le canon , Harry Dickson n'en mérite pas moins de figurer dans ce qu'il est convenu d'appeler l'univers holmesien...
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